juillet 26, 2015

J’ai testé Gwenacook, et j’aime ça

Vendredi soir dernier, le menu du repas n’est sorti ni d’un magazine, ni d’un site de recettes. Ce n’était pas non plus un dîner déjà fait mille fois (genre omelette ou pizza), ni un dîner improbable (genre omelette avec tout ce qui me tombe sous la main, même s’il n’y a pas d’œufs). On a testé le repas Gwenacook.

gwenacookVendredi dernier, le repas nous attendait dans une glacière, avec tous les ingrédients et juste les ingrédients, avec les recettes et un petit mot sympa de l’équipe Gwenacook, qui est en train de lancer cette activité de paniers prêts-à-cuisiner et pas prise de tête.

L’équipe, j’étais allé la rencontrer la veille dans son laboratoire, un ancien commerce de boucherie dans un petit bourg au nord de Quimper. Je connaissais déjà la porteuse du projet, la créatrice, Catherine, pour l’avoir croisée à la Cantine (numérique) de Quimper quelques mois avant ce lancement et plusieurs fois depuis. Je m’étais promis de suivre cela de près, car le projet avait tous les ingrédients qui me plaisent : de l’humain, de l’économie locale, des obstacles à franchir, du plaisir, la possibilité de créer et de renforcer des liens. Catherine bat la campagne et les marchés à la recherche de producteurs locaux et rapporte ses trouvailles à Alain, le chef, qui découvre les produits frais et élabore les recettes (oui, il invente les recettes au fur et à mesure), les réalise (et tout le monde les teste), puis passe la main à Claude, spécialiste des photos culinaires, qui immortalise les plats qui seront destinés, non pas à un livre cette fois, mais au site web et aux réseaux sociaux, animés par Marion (et mention spéciale au créateur du site Olivier).

Une histoire d’équipe, une histoire de famille, je dirai. J’ai passé avec eux deux bonnes heures à visiter leur laboratoire, une cuisine vraiment basique qui a tout des meubles et des ustensiles qu’un étudiant possèderait, car il faut que les recettes puissent être réalisées dans ces conditions (pas de robot, par exemple), basique certes, mais à partir de laquelle le chef Alain peut élaborer des menus qui vont ravir vos papilles, d’autant plus que les recettes sont rédigées pour être également accessibles (pas de réservez ni d’appareil dans les termes choisis, mais des mots de tous les jours).

Accessible également le prix (nota: le panier m’a été offert) puisque les deux plats qui étaient dans mon panier valaient entre 7 et 9 euros, et qu’un panier pour 5 repas (la semaine) vaut 34€. Le panier est en réalité une glacière que l’on commande via le site Gwenacook et qui nous attend dans le point relais de notre choix (il y en a un peu partout en Finistère, et de nouveaux qui arrivent). Un petit mot sur ces points-relais : ce sont également des commerces dans lesquels vous trouverez peut-être d’autres achats à faire (un caviste par exemple), ou bien où vous pourrez peut-être rencontrer un des producteurs. C’est le panier qui fait le lien…

Tous les ingrédients réunis dans le panier Gwenacook, y compris l’huile d’olive. Les recettes ont une gommette de couleur correspondant aux sachets, juste au cas où…

Je me suis donc retrouvé vendredi soir avec mon panier-glacière pour réaliser « Gondole à Venise », un églefin accompagné de boulgour et d’une sauce froide qui est entrée direct dans ma liste de sauces à refaire, et « À la Prévert », deux pilons au caramel et au gingembre relevés d’un jus fait de pêche et d’abricot (un seul fruit à chaque fois, la juste dose) et d’un avocat. Accompagné également de mon commis de 14 ans qui s’est occupé d’une des recettes pendant que je faisais l’autre. Chaque plat est conçu pour une personne, nous en avions deux, nous étions deux, admirez le savoir-faire. Sauf que de l’avis général, c’était déjà bien nourrissant pour nos appétits limités le soir, et nous en avons gardé un peu pour le lendemain.

Agréable moment passé en famille à faire la cuisine, à apprendre quelque geste au commis, à s’adapter car je n’avais pas de couvercle assez grand pour la poêle, à apprécier le choix des légumes et des fruits de belle qualité (attention cependant lors du transport de la glacière : j’ai chahuté un peu le panier et la pêche avait reçu un petit coup qui ne la mettait pas en valeur). Mention spéciale à la tomate particulièrement savoureuse. Les temps de préparation et de cuisson ne dépassent pas les 30 minutes, ce qui est l’idéal pour un repas du soir, en solo ou en petite famille. J’ai profité de la cuisson pour jeter un coup d’œil aux producteurs partenaires, sans retrouver ceux de mon panier (l’idéal pour moi serait que la recette soit aussi sur mobile, permettant d’aller voir les producteurs au passage, par exemple).

La Gondole à Venise, façon Aymeric. Le dressage est approximatif mais les saveurs étaient vraiment là. Miam!

La Gondole à Venise, façon Aymeric. Le dressage est approximatif mais les saveurs étaient vraiment là. Miam!

Résultat, on s’est régalé. Bon, la photo ci-dessus est bien pâle par rapport aux photos sur le site, que je vous invite vraiment à aller voir, mais les saveurs y étaient, et correspondaient bien à cette époque de l’année.

Gwenacook, c’est aussi une boutique en ligne pour ajouter des produits à vos menus, dont des produits bio. Et les idées ne manquent pas pour cette équipe, qui est en train de préparer les offres de parrainage, les offres groupe et des cartes cadeaux. De quoi les faire découvrir après les avoir testés (et adoptés) soi-même.

Alors si vous n’avez encore emprunté aucun des liens ci-dessus, commencez-donc par découvrir les plats de la semaine, et salivez bien !