août 13, 2015

Éléments d’exégèse

Quelques mots pour compléter mon dernier billet, Les lettres enlevées.

Cela n’a l’air de rien, mais il m’a fallu environ sept heures, en deux fois, pour le produire. Y compris —ce qui me sera utile pour de futurs essais—, la recherche exhaustive (et le tri sémantique) de mots ne contenant aucune voyelle à part le e. J’ai d’ailleurs pour cela utilisé une fonction d’extraction d’un dictionnaire en ligne, qui m’a donné un peu plus de 2000 entrées !

Il y a souvent plusieurs niveaux de lecture dans les textes que j’écris, et c’est le cas dans celui-ci, mais je vais me borner au premier d’entre eux, et donner quelques éléments.

Le texte commence en jaune, car dans ma synesthésie personnelle, la lettre E (et le chiffre 3) est jaune. Pour moi, ce texte est complètement jaune. J’y évoque les voyelles manquantes dans le premier paragraphe, en les laissant errer entre les consonnes qui les accompagnent dans l’alphabet. J’use de quelques jeux de mot pour évoquer sans les écrire certains mots aux voyelles abolies. C’est le cas de l’épée d’encens, qui devrait évoquer « en sang » (Argh, comme A est rouge dans ma synesthésie personnelle), et vers la fin dans « Je me trempe de lettres, je dense, j’espère éprendre exprès d’Elle ».

Le Spectre Merle est une allusion à un des personnages d’Aristoï, que je relisais au même moment. Et tout le paragraphe des mets et des saveurs évoque les repas de Gabriel Aristoi.

« De steppe en steppe » est juste un moyen de dire « pas à pas » (trop rouge) sans l’écrire. Vous aurez compris comment.

« Reflet de trèfle » est mon préféré. Les deux mots, composés des mêmes lettres, sont apparus soudainement comme un vrai coup de chance, ce que je cherchais justement à traduire.

Je ne sais pas encore ce que sont les Sept Serments…

Les commentaires sont fermés.