mai 24, 2015

DLMMJVS #2

lac7052015

Détente autour du lac. Avec la blague classique, mais qui fait toujours son petit effet : « bon, on fait le tour, mais si on est fatigué à la moitié, on s’arrête et on fait demi-tour ». Il y a des pêcheurs à mi-cuisse dans l’eau, ils ont le droit de prendre 50 truites par an, dit la pancarte.

La journée des décalages spatiotemporels. Pour la troisième fois en 10 jours je reçois un SMS d’un medium qui me dit, au choix : Une personne vous cache quelque chose, Anthony ! Appelez au 08ZZZ ; Je t’aime tant… C le message que je capte d’une personne qui pense très fort à vs, Anthony ! Appelez au 08ZZZ. Eh, le medium, je m’appelle pas Anthony, donc, euh, tes capacités de voyance, je doute, je doute.

Maisons à vendre. Pourquoi les agents qui viennent visiter votre maison ne prennent pas en compte le travail qui y a été effectué, la vie qui s’y est déroulée, et la regarde d’un œil froid et détaché. Mais mettez de l’humain dans vos paroles, bon s… ! Comment pourrez-vous la vendre avec une histoire d’avenir pour vos clients si vous n’avez pas su respecter l’histoire précédente ? On me raconte ça, et je comprends bien.

Merci pour ce moment ! Escapade avec les lutins à Carantec, dans le but premier de dégoter des chocolats uniques en Finistère. On passe un bon moment à jouer avec la marée qui avance sur la route submersible, le temps est à nouveau au beau. Finalement on achète plein de chocolats, de macarons, de pâtisseries. On se régale, on est des gosses.

Jeux très étranges au Théâtre de Cornouaille où j’ai assisté à, qu’est-ce que c’était au juste ? des pièces musicales avec smartphones. L’idée est intéressante, la réalisation en revanche ne remporte pas vraiment l’adhésion. La musique contemporaine a cela qu’elle est peu lisible. Il faut faire un effort particulier pour la comprendre. Je pense que le compositeur aurait du commencer par faire interagir le public avant de lancer ses propres œuvres, ses solistes et son chœur, et aussi qu’il faut sourire. Des musiciens les yeux dans le vague ou fermés, euh, non, jamais. Soyez joyeux, et regardez votre public ! Enfin je crois. Mention spéciale au clarinettiste qui extrait des sons inconnus de son instrument. En revanche, moi l’altiste qui ait terminé mes études classiques par une œuvre contemporaine qui allait chercher l’âme de l’alto, ses cordes, son bois, en plus des crins de son archet, je crois qu’il faut aimer son instrument comme un être vivant, et la harpe m’avait l’air de souffrir un peu sous les coups de la partition qu’elle devait chanter. J’aurais aimé voir les partitions, d’ailleurs, voir la part de l’écrit et celle de l’impro. Mais le point d’orgue, les points d’orgue étaient ailleurs. Avant et après, avec des amis, du fromage, du vin et de l’improvisation de maître. Une soirée dingue, au bout du compte.

Ventricule droit et ventricule gauche ouverts. Ouch, le cœur c’est encore un peu fragile, si on n’y prend garde.

Seul pour une promenade réflexive, où je ne rencontre âme qui vive. Sans intentions, et sans mobile. Pas que j’utilise mon mobile à tout va, mais j’aime l’avoir comme une extension de soi, un lien activable à tout moment, au cas où. Pas cette fois. Je me promène sans avoir la possibilité de prendre une seule photo, je laisse les souvenirs à la nature. Je reviendrai en prendre plus tard, mais cette fois je me concentre sur l’observation et pas la conservation. Repérage des oiseaux qui me réveillent le matin à 5h30 et de plus en plus tôt. Repérage de chèvrefeuille aussi, que je viendrai peut-être soustraire à l’activité des abeilles un peu plus tard, parce qu’on m’a pas offert de fleurs depuis longtemps, faut que je fasse tout moi-même.

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